Les autorités syriennes et les Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition à dominante kurde soutenue par les États-Unis, ont intensifié leurs discussions ces derniers jours afin de préserver un accord clé d’intégration avant l’échéance fixée à la fin de l’année, selon des sources diplomatiques et sécuritaires.
Le pacte, signé au printemps, prévoit l’intégration progressive des forces des FDS au sein des nouvelles institutions étatiques syriennes. Il vise à mettre fin à des années de divisions territoriales dans le nord-est de la Syrie, une région stratégique riche en ressources pétrolières et agricoles.
Face au risque d’un échec de l’accord, Damas, les responsables des FDS et des représentants américains ont accéléré les pourparlers. Des sources proches des négociations indiquent que le gouvernement syrien se dit désormais ouvert à une réorganisation structurelle des forces kurdes afin de faciliter leur intégration.
Selon ces mêmes sources, les FDS pourraient être réorganisées en trois divisions distinctes, avec une ouverture progressive des zones qu’elles contrôlent à l’autorité centrale syrienne. Cette formule viserait à répondre aux préoccupations sécuritaires de Damas tout en offrant des garanties politiques et militaires aux dirigeants kurdes.
L’enjeu est d’autant plus important qu’un échec de l’accord pourrait raviver les tensions armées dans le nord du pays, compromettant les efforts de stabilisation en cours. Un tel scénario risquerait également d’entraîner la Turquie, farouchement opposée à toute autonomie kurde à sa frontière, dans une nouvelle phase de confrontation régionale.
Les médiateurs espèrent qu’un compromis de dernière minute permettra d’éviter une escalade et de consolider un accord considéré comme l’un des piliers potentiels d’une paix durable en Syrie.