Après des mois de silence, Pyongyang a officiellement reconnu ce lundi 28 avril avoir déployé des soldats en soutien aux forces russes dans la région de Koursk. Selon l’agence d’État KCNA, des « sous-unités » nord-coréennes auraient participé aux opérations de « libération » des territoires occupés par les Ukrainiens, un engagement salué par Kim Jong-un, qui a promis l’érection d’un monument commémoratif à Pyongyang.
Un soutien militaire revendiqué et salué par Moscou
Samedi, la Russie avait déjà confirmé la participation nord-coréenne par la voix de son chef d’état-major, Valéri Guérassimov, saluant « l’héroïsme » et « le professionnalisme » des soldats nord-coréens. Depuis novembre 2024, Kiev et ses alliés occidentaux accusaient la Corée du Nord d’avoir envoyé près de 14.000 hommes en renfort, ce que Moscou et Pyongyang n’avaient ni confirmé ni démenti jusqu’à présent.
Le ministère sud-coréen de la Défense a dénoncé une « violation flagrante » des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, accusant Pyongyang d’avoir « avoué ses propres actes criminels ». Cette aide renforce l’alliance stratégique scellée en juin 2024 entre la Russie et la Corée du Nord, incluant une aide militaire mutuelle en cas d’agression.