Un groupe de 100 écoliers nigérians secourus après leur enlèvement devrait retrouver leurs familles mardi, après avoir passé des examens médicaux dans l’État du Niger, au centre du pays, a annoncé l’Association chrétienne du Nigeria (CAN). Ces enfants font partie des plus de 300 élèves et 12 membres du personnel kidnappés le 21 novembre au pensionnat catholique St. Mary’s, lors de l’un des enlèvements de masse les plus graves survenus au Nigeria depuis plus de dix ans.
L’opération de sauvetage, dont les détails restent flous, soulève encore de nombreuses questions. Les autorités n’ont pas fourni de récit précis des circonstances ayant permis de libérer les élèves, tandis que des zones d’ombre persistent quant aux méthodes employées et au rôle exact des forces de sécurité. Cette opacité nourrit les interrogations, dans un pays régulièrement confronté à des prises d’otages par des groupes armés.
Le nombre total d’enfants encore portés disparus demeure incertain et la confusion persiste sur le bilan définitif de l’enlèvement. Certaines sources affirment que plusieurs élèves manquent toujours à l’appel, tandis que les autorités continuent de vérifier les listes et d’identifier les enfants libérés.
Les élèves secourus bénéficieront d’un accompagnement psychologique pour les aider à surmonter le traumatisme de leur captivité. Les enlèvements d’écoliers sont devenus un phénomène récurrent au Nigeria, où des groupes criminels armés visent les établissements scolaires pour obtenir des rançons. La libération de ces enfants apporte un soulagement aux familles, mais rappelle aussi l’ampleur du défi sécuritaire auquel le pays reste confronté.