Noël noir pour trois enfants orphelins
Noël noir pour trois enfants orphelins

La nuit stéphanoise a basculé dans la violence lorsqu’un homme, persuadé de poursuivre une soirée ordinaire, s’est retrouvé au cœur d’un guet-apens qui a conduit à l’interpellation de deux suspects. Les faits, survenus à Saint-Étienne, ont été rapidement pris en charge par la brigade anticriminalité, alertée après l’agression. L’enquête a rapidement établi que la victime avait été approchée dans un bar avant d’être conduite à l’extérieur, où un complice attendait pour tendre le piège. Les deux agresseurs ont ensuite reconnu leur participation une fois placés en garde à vue, et sont désormais poursuivis pour violences en réunion suivies d’un vol, en raison de l’orientation sexuelle de la victime.

Un piège nocturne et une interpellation rapide

Les premières heures de l’affaire se sont déroulées autour d’un établissement du centre-ville où la victime avait rencontré l’un des suspects peu avant minuit. Ce dernier, après avoir quitté le bar avec lui, a rejoint un complice qui l’attendait à l’extérieur. Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, la situation a alors brusquement dégénéré. L’homme a été roué de coups avant d’être dépouillé de sa carte bancaire, de son téléphone et de son véhicule. La fuite des deux agresseurs a été de courte durée, la brigade anticriminalité étant parvenue à les localiser et à les arrêter rapidement. La victime, grièvement frappée mais dont le pronostic vital n’a pas été engagé, a été transportée à l’hôpital.

Une hausse continue des violences contre les personnes LGBTQIA+

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de progression des violences ciblant les personnes LGBTQIA+. Les services de sécurité intérieure avaient recensé en 2024 près de 4 800 faits liés à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre, une augmentation d’environ cinq pour cent par rapport à l’année précédente. Les tribunaux ont été amenés à juger plusieurs dossiers similaires, notamment en Indre-et-Loire où deux jeunes hommes avaient été condamnés à des peines de prison ferme pour avoir organisé des guets-apens homophobes à Montlouis-sur-Loire. À Saint-Étienne, l’enquête se poursuit pour préciser le degré d’organisation des deux suspects, dont les aveux ont confirmé la nature discriminatoire de l’agression.

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