La voiture demeure le mode de déplacement quotidien privilégié par une large majorité de Français. Selon une enquête menée par ICI et l’institut Odoxa, sept personnes sur dix y ont recours en priorité, une proportion qui atteint 93 % dans les communes rurales. À l’inverse, cette dépendance recule nettement dans les grandes villes, où un habitant sur deux seulement utilise principalement son véhicule.
Cette moyenne masque une fracture territoriale marquée. En dehors de l’Île-de-France, seule région où les transports collectifs devancent l’automobile, l’offre alternative reste jugée insuffisante dans de nombreux territoires. Dans les zones rurales et les petites villes, plus d’un habitant sur deux se dit insatisfait des transports en commun disponibles près de chez lui.
Une volonté de changement freinée par les contraintes
Selon l’enquête, 68 % des personnes interrogées se disent disposées à utiliser davantage des mobilités dites durables, telles que la marche, le vélo ou les transports en commun. Cette disposition est particulièrement marquée chez les jeunes et les habitants des zones urbaines, même si plus d’un Français sur deux n’envisage toujours pas de se passer de la voiture pour ses déplacements quotidiens.
Les attentes se tournent largement vers les élus locaux. Près de six sondés sur dix souhaitent un renforcement des transports publics et une majorité se dit favorable à leur gratuité. L’enquête met ainsi en lumière une transition souhaitée mais entravée, où les intentions environnementales se heurtent aux réalités d’aménagement et d’accessibilité, à quelques mois des élections municipales.