Le conseil départemental de Côte-d’Or a annoncé sa volonté d’exclure des cantines des collèges les produits alimentaires en provenance d’Amérique du Sud. Cette décision intervient dans la foulée de la validation des accords commerciaux entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, que l’exécutif local juge défavorables à l’agriculture française.
L’exécutif départemental estime que ces échanges internationaux fragilisent la souveraineté alimentaire et exposent les producteurs locaux à une concurrence jugée déséquilibrée. La mesure concerne en priorité les filières carnées, en particulier la viande bovine, avec l’objectif affiché de préserver l’élevage local et les équilibres économiques des territoires ruraux.
Circuits courts et traçabilité renforcée
Le département entend s’appuyer sur cette orientation pour accélérer le recours aux circuits de proximité. Plus de la moitié des denrées servies dans les restaurants scolaires seraient déjà issues de producteurs locaux, un taux que la collectivité souhaite porter à 80 % d’ici 2027. Une circulaire sera transmise aux établissements afin de fixer les nouvelles règles d’approvisionnement.
Déjà opposée aux accords du Mercosur lors des négociations européennes, la Côte d’Or assume aujourd’hui une position politique et symbolique, visant à soutenir l’agriculture nationale tout en garantissant une meilleure traçabilité des repas servis aux collégiens.