Afflux inhabituel de réfugiés maliens - la Côte d’Ivoire renforce la sécurité à sa frontière nord
Afflux inhabituel de réfugiés maliens - la Côte d’Ivoire renforce la sécurité à sa frontière nord

La Côte d’Ivoire a annoncé jeudi le renforcement des mesures de sécurité le long de sa frontière nord, après avoir constaté un afflux « inhabituel » de réfugiés en provenance du Mali. Selon les autorités, ces arrivées soudaines seraient liées à de nouvelles attaques de groupes armés visant des civils dans le sud du Mali, théâtre d’une insurrection djihadiste persistante.

À l’issue d’une réunion du Conseil national de sécurité, le gouvernement ivoirien a demandé aux responsables militaires d’intensifier les opérations de surveillance et de protection dans cette région frontalière sensible. Les autorités se sont engagées à enregistrer les demandeurs d’asile pour mieux gérer cette situation jugée préoccupante.

Le communiqué officiel ne précise pas quels groupes armés seraient responsables des violences. Le Mali, confronté depuis plus d’une décennie à des insurrections djihadistes, fait face aux actions du groupe Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), affilié à Al-Qaïda. En septembre, ce groupe a imposé un blocus sur les carburants, provoquant de longues files d’attente dans les stations-service de Bamako et la fermeture temporaire des écoles. Son expansion vers l’ouest et le sud du Mali, en direction de la Côte d’Ivoire, nourrit l’inquiétude de la région.

Le gouvernement malien a rejeté comme « invraisemblable » l’idée que les djihadistes puissent s’emparer prochainement de Bamako, mais les avancées du JNIM alimentent les craintes internationales. Depuis plus de dix ans, les violences au Sahel ont déplacé des millions de personnes et affaibli les économies locales, poussant les États côtiers comme la Côte d’Ivoire à renforcer massivement leurs capacités sécuritaires pour contenir l’instabilité venue du nord.

Que retenir rapidement ?

La Côte d’Ivoire a annoncé jeudi le renforcement des mesures de sécurité le long de sa frontière nord, après avoir constaté un afflux « inhabituel » de réf

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