À quelques jours de l’été, la situation des nappes phréatiques françaises se veut globalement rassurante. Selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), la majorité des niveaux d’eau souterraine enregistre des valeurs proches ou supérieures aux normales de saison. Une amélioration nette par rapport à l’année précédente, notamment grâce aux pluies du printemps. Mais ce répit est loin d’être généralisé.
Certaines régions restent en état critique, en particulier le Roussillon et les Corbières. Là, malgré des précipitations hivernales, les nappes conservent des niveaux très bas, symptôme de plusieurs années de déficit hydrique. Dans ces terres viticoles et touristiques, les experts évoquent des perspectives « très pessimistes » pour les mois à venir, quel que soit le climat estival.
Le Sud en souffrance malgré une amélioration nationale
Sur le reste du territoire, les nappes réagissent de manière contrastée. Tandis que le Bassin parisien et l’Est lyonnais affichent une dynamique encourageante, les nappes dites réactives du nord et du centre laissent entrevoir des tendances moins optimistes. L’été s’annonce chaud, selon Météo-France, et les nappes vont continuer à se vider jusqu’à l’automne.
Les spécialistes du BRGM rappellent que les niveaux actuels restent toutefois bien au-dessus de ceux observés à la même époque en 2024. Un signe positif, mais insuffisant pour rassurer totalement, d’autant que la sécheresse progresse à l’échelle européenne, avec plus de la moitié des sols du continent jugés préoccupants fin mai. La France devra donc rester vigilante face à une saison estivale qui s’annonce encore éprouvante pour ses ressources en eau.