Le projet de grande mosquée porté par l’association Espoir Amal n’ouvrira pas en 2026 sur le site initialement prévu au bord du parc des Gayeulles. Après plus de trois ans d’échanges et un protocole d’accord signé en 2022 pour la mise à disposition d’un terrain de 3 000 m² en zone naturelle, la municipalité a finalement renoncé à ce lieu, cédant à la pression d’habitants opposés à la construction du bâtiment.
Un projet jugé trop sensible au bord des Gayeulles
Dans le quartier, la mobilisation du collectif « Halte au bétonnage du parc des Gayeulles » n’a jamais faibli. Ses membres dénonçaient une atteinte à l’environnement et un manque de concertation, estimant qu’un tel édifice n’avait pas sa place dans cet espace naturel. La mairie, en quête d’« apaisement », a fini par acter le déplacement du projet, soulignant également que les contraintes techniques du terrain rendaient l’opération délicate.
Une communauté confrontée à l’urgence
Pour Mohamed Iqbal Zaïdouni, vice-président d’Espoir Amal et président du Conseil régional du culte musulman de Bretagne, la décision est synonyme de « déception et d’incompréhension ». Il rappelle que les six mosquées existantes à Rennes sont saturées et que la nouvelle structure est indispensable pour accueillir dignement les fidèles. Il insiste par ailleurs sur l’absence de caractère discriminatoire dans cette opposition locale, les contestataires invoquant exclusivement des arguments environnementaux.
La municipalité cherche un nouveau point de chute
Afin de ne pas interrompre la dynamique, la mairie a proposé deux nouveaux sites potentiels à l’association, qui devra désormais réévaluer son calendrier. Le chantier, déjà longuement retardé, risque de prendre encore du retard, alors même que les besoins demeurent pressants dans la métropole rennaise.