Orléans : le maire dénonce une démoustication « dangereuse pour la biodiversité »@wikipedia commons
Orléans : le maire dénonce une démoustication « dangereuse pour la biodiversité »@wikipedia commons

À Orléans, la découverte d’un premier cas autochtone de chikungunya le 15 septembre a conduit l’Agence régionale de santé (ARS) à déclencher une opération de démoustication dans le quartier des Montées. Vendredi dernier, des insecticides ont été pulvérisés dans un périmètre de 300 mètres autour du domicile de la personne infectée. Mais cette intervention a provoqué la colère du maire Serge Grouard. En marge du conseil municipal, l’élu a mis en cause l’utilisation de pyréthrine, une substance dérivée du chrysanthème, réputée efficace contre le moustique tigre mais contestée pour ses effets collatéraux. « Ce produit ne s’attaque pas qu’aux moustiques, il altère la biodiversité dont nous avons besoin pour contenir leur prolifération », a-t-il prévenu.

Une opération suspendue sous pression

Face à ces critiques, l’ARS a annulé un second passage initialement prévu dans le même secteur. L’agence défend pourtant sa stratégie : l’objectif est d’éviter une propagation du virus dans une zone où le moustique tigre est bien implanté. L’affaire relance le débat sur l’équilibre entre urgence sanitaire et protection de l’environnement. Entre la nécessité de limiter les risques d’épidémie et la crainte de fragiliser encore davantage les écosystèmes locaux, Orléans se retrouve au cœur d’une controverse qui pourrait bien s’étendre à d’autres villes exposées au chikungunya et à la dengue.

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