Le groupe pétrochimique Naphtachimie a accepté de verser 1,2 million d’euros pour mettre fin à des poursuites liées à deux épisodes de pollution survenus dans les Bouches-du-Rhône. L’accord a été validé par la justice dans le cadre d’une convention judiciaire d’intérêt public environnementale, a annoncé mardi le parquet de Marseille.
L’enquête portait sur deux fuites d’huile de pyrolyse détectées en 2018 puis en 2022 sur le site industriel de Martigues. Ces rejets avaient contaminé l’anse d’Auguette ainsi qu’une partie de la baie de Fos-sur-Mer. Ce produit est considéré comme particulièrement toxique pour les organismes aquatiques.
Des opérations de dépollution imposées
Le premier incident, en juillet 2018, avait entraîné le rejet d’environ 50 tonnes d’huile de pyrolyse pendant plusieurs heures, une partie ayant atteint la Méditerranée. Une nouvelle fuite plus limitée avait ensuite été recensée en avril 2022. Les investigations ont notamment mis en cause des défaillances techniques sur les installations du groupe.
En plus de l’amende, Naphtachimie devra indemniser les associations environnementales engagées dans le dossier et financer une expérimentation de dépollution par bioremédiation dans l’anse d’Auguette. Filiale du groupe britannique Ineos, l’entreprise est installée depuis plusieurs décennies sur la plateforme pétrochimique de Lavéra, à Martigues.
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