La préfecture de Loire-Atlantique a récemment réuni les acteurs concernés par la faune sauvage pour envisager l’installation d’une cellule de veille sur le loup. Bien qu’aucun indice ne confirme sa présence actuelle dans le département, sa réapparition dans les régions voisines a motivé cette initiative préventive.
Un retour naturel qui inquiète les éleveurs
Espèce protégée et connue pour sa grande capacité de dispersion, le loup recolonise depuis plusieurs années l’Ouest de la France. Cette dynamique fait planer une menace sur les élevages, en particulier ovins et caprins. En Loire-Atlantique, aucune trace génétique ou visuelle (comme des pièges-photos) n’a encore permis de certifier la présence du prédateur. Néanmoins, plusieurs signalements ont été confirmés dans des départements limitrophes.
Un dispositif d’alerte et d’accompagnement en préparation
Au cours de la réunion, l’Office français de la biodiversité (OFB), chargé du réseau Loup-Lynx, a présenté les méthodes de repérage, d’identification et de suivi de l’espèce. Si des attaques sur troupeaux sont bien observées, aucune ne présente pour l’instant les caractéristiques propres à celles du loup. Des représentants de l’Institut de l’élevage et de l’association des utilisateurs de chiens de troupeaux ont ensuite détaillé les dispositifs de protection, notamment l’usage de chiens spécialisés. Les démarches à suivre en cas de suspicion de prédation ont également été précisées : le signalement à l’OFB dans les 48 heures et la sécurisation des lieux pour permettre une analyse approfondie. Enfin, il a été proposé de classer tout le département en « cercle 3 », une zone potentielle d’expansion du loup. Ce classement permettrait aux éleveurs d’accéder à des aides spécifiques pour protéger leurs troupeaux contre une arrivée éventuelle du prédateur.