Le parquet antiterroriste français a ouvert une enquête dimanche après la découverte d’au moins une arme militaire dans un véhicule garé à proximité d’une synagogue à Sarcelles, dans la banlieue nord de Paris. Aucune arrestation n’avait été effectuée dans l’immédiat.

Une arme militaire découverte près d’une synagogue à Sarcelles, enquête antiterroriste ouverte
Une arme militaire découverte près d’une synagogue à Sarcelles, enquête antiterroriste ouverte

Le parquet antiterroriste français a ouvert une enquête dimanche après la découverte d’au moins une arme militaire dans un véhicule garé à proximité d’une synagogue à Sarcelles, dans la banlieue nord de Paris. Aucune arrestation n’avait été effectuée dans l’immédiat.

C’est une découverte faite samedi qui a déclenché l’alerte. Dans le quartier de Sarcelles, à forte population juive, une voiture suspecte garée non loin d’une synagogue et d’un secteur animé comprenant un cinéma et des restaurants contenait au moins une arme. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a précisé qu’il s’agissait d’une « arme de guerre ». Une source policière citée par l’AFP a évoqué la présence d’un fusil d’assaut et d’un pistolet. Aucun explosif n’a été retrouvé.

La découverte a conduit à l’évacuation d’environ 300 personnes selon les médias locaux. Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes d’atteintes aux personnes » ainsi que pour transport, détention et acquisition d’armes en lien avec une entreprise terroriste. À ce stade, aucun mobile n’a été établi et personne n’a été mis en garde à vue.

Laurent Nunez a rappelé que les forces de l’ordre avaient déjà déjoué trois projets d’attaques visant la communauté juive depuis le début de l’année, dont une attaque au couteau contre un gendarme sous l’Arc de Triomphe en février.

La France, qui abrite la plus grande population juive d’Europe, enregistre une hausse marquée des actes antisémites depuis les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. En 2024, le pays a comptabilisé 1 320 actes antisémites, soit un triplement en trois ans. Ces actes représentent plus de la moitié de l’ensemble des incidents antiréligieux recensés, alors que les Juifs constituent moins de 1 % de la population française.

C’est dans ce contexte que le président Emmanuel Macron a pris la parole dimanche pour dénoncer les « vieux démons » de l’antisémitisme, qu’il a qualifiés d’ombre pesant sur le passé et le présent de la France. Il s’exprimait lors de l’inauguration d’une statue en hommage au capitaine Alfred Dreyfus, officier juif condamné à tort pour trahison au XIXe siècle avant d’être réhabilité. La cérémonie marquait le 120e anniversaire de son exonération par la Cour de cassation. La statue a été installée devant le Palais de Justice à Paris, siège de la plus haute juridiction française.

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