Une vaste opération de contrôle de l’immigration prévue par la police des frontières américaine a été annulée dans toute la région de la baie de San Francisco, y compris à Oakland, ont annoncé vendredi les autorités locales. Cette décision intervient au lendemain des déclarations du président américain Donald Trump, qui a finalement accepté de ne pas déployer d’agents fédéraux supplémentaires dans la ville.
L’opération devait s’inscrire dans la campagne de répression de l’immigration illégale lancée par le gouvernement, impliquant déjà des renforts de la Garde nationale à Los Angeles et à Washington. Selon les responsables de la ville, l’annulation est le résultat d’une discussion directe entre le président et le maire de San Francisco, Daniel Lurie, appuyé par plusieurs dirigeants du secteur technologique. Ces derniers ont plaidé pour une approche plus « constructive et humaine » en matière migratoire, mettant en avant les efforts locaux déjà entrepris pour régulariser certaines situations et renforcer l’intégration des travailleurs étrangers.
Cette marche arrière du gouvernement fédéral a été saluée par de nombreux élus californiens, qui y voient une victoire du dialogue face à la coercition. Cependant, les partisans de Trump dénoncent une « faiblesse politique » face à une crise migratoire qu’ils jugent incontrôlable. Les associations de défense des droits des migrants, elles, espèrent que cette décision marquera « un tournant vers une politique plus respectueuse des droits humains » dans la région.