Incroyable mais vrai : les œufs résistent mieux aux chutes... sur le côté
Incroyable mais vrai : les œufs résistent mieux aux chutes... sur le côté

NEW YORK — Contrairement à une croyance bien ancrée, les œufs sont moins susceptibles de se casser lorsqu’ils tombent sur le côté, selon une étude scientifique ayant testé plus de 200 œufs. Cette découverte, à défaut de révolutionner l’art de préparer son petit-déjeuner, pourrait changer la manière dont on manipule les œufs dans certaines situations, comme la cuisson à l’eau bouillante.

Les scientifiques du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont mené des expériences surprenantes en testant la résistance des œufs en compression, à la fois sur leur extrémité et sur leur flanc. À leur grande surprise, les œufs ont cédé sous la même pression dans les deux positions. Mais lors de tests de chute — depuis une hauteur de 10 millimètres — les œufs laissés tomber à l’horizontale se sont révélés plus résistants.

Cette découverte va à l’encontre du sens commun, selon lequel les extrémités arrondies de l’œuf offriraient une meilleure résistance, une idée renforcée par la manière dont les œufs sont rangés dans les cartons. Pourtant, les simulations et essais réels montrent que l’« équateur » de l’œuf est plus souple, absorbant mieux l’énergie de l’impact avant de se fissurer.

« Le bon sens nous disait que l’œuf debout était plus solide. Mais ils ont prouvé que ce n’était pas le cas », a commenté Marc Meyers, spécialiste des matériaux à l’université de Californie à San Diego, non impliqué dans l’étude.

Bien que cette découverte n’ait pas d’implication majeure pour ceux qui cassent leurs œufs à la poêle, elle pourrait aider à éviter les fissures indésirables lors de la cuisson des œufs durs. En les plaçant à l’horizontale dans la casserole, on réduirait le risque de voir le blanc se répandre dans l’eau en une mousse laiteuse.

Les résultats, publiés jeudi dans la revue Communications Physics, ont également des implications pour les concours éducatifs où les élèves conçoivent des dispositifs pour protéger un œuf lancé d’une certaine hauteur. Même si l’étude n’a pas encore testé les chutes à grande échelle, elle invite à repenser certaines idées reçues.

« Il faut du courage pour remettre en question des notions aussi largement acceptées », a conclu Tal Cohen, co-auteur de l’étude.

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