Alors que la pression migratoire ne faiblit pas, le ministère de l’Intérieur a dévoilé jeudi des chiffres alarmants : la France comptait en 2024 pas moins de 4,3 millions de réfugiés en situation régulière, un chiffre en hausse de 3,9 % par rapport à l’an dernier. Jamais l’accueil sur le territoire n’a été aussi massif, alors même que les débats sur l’immigration et son impact économique agitent l’opinion publique.
Des éloignements en hausse, mais un solde migratoire toujours très positif
En parallèle, les éloignements d’étrangers en situation irrégulière ont atteint 21.601 en 2024, un record depuis 2014. Les ressortissants algériens arrivent en tête des expulsions (2.999), suivis des Géorgiens, Marocains, Albanais et Tunisiens. Les éloignements de Turcs ont explosé (+131,3 %), tout comme ceux de Brésiliens (+82,5 %). Mais ces efforts restent très largement dépassés par l’entrée massive de nouveaux réfugiés.
Dans un contexte de crise du logement, de saturation des services publics et de tensions sociales croissantes, cette progression constante du nombre de réfugiés interroge. D’autant que certaines études controversées, comme celles de l’OID, avancent que l’immigration coûterait davantage à l’État qu’elle ne rapporte, même si les instituts officiels comme l’OCDE ou le CEPII soulignent un impact économique neutre voire légèrement positif à long terme.
Mais pour de nombreux Français, les effets immédiats se ressentent surtout dans les quartiers populaires et sur les services sociaux : une réalité que les statistiques peinent à lisser.