Un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène a été détecté mardi dans un élevage de canards situé à Longué-Jumelles, à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Angers. Afin d’empêcher la propagation du virus, les autorités ont ordonné l’abattage de près de 7 600 animaux.
Le préfet du Maine-et-Loire a également instauré plusieurs zones réglementées autour de la commune. Les déplacements de volailles et d’autres oiseaux captifs sont désormais interdits dans ces périmètres. La surveillance sanitaire après vaccination sera renforcée et les établissements commerciaux devront procéder à des autocontrôles.
Une surveillance renforcée autour des élevages
Ces mesures doivent permettre de vérifier si le virus s’est propagé à d’autres exploitations. Les services vétérinaires devront surveiller les élevages voisins, contrôler les mouvements récents d’animaux et appliquer des mesures de nettoyage et de désinfection. Les éleveurs sont invités à signaler rapidement toute mortalité anormale ou tout symptôme évocateur. La France demeure régulièrement touchée par des épisodes de grippe aviaire, notamment lors des migrations d’oiseaux sauvages. Le niveau national de risque épizootique, classé selon trois catégories (négligeable, modéré ou élevé) avait été abaissé d’élevé à modéré à la fin du mois d’avril.
Entre août 2025 et le 16 avril 2026, 121 foyers avaient été recensés dans des élevages commerciaux français. Trente autres avaient été identifiés dans des basses-cours ou parmi des oiseaux captifs non commerciaux. L’apparition plus précoce du risque élevé au cours de la précédente saison avait déjà conduit les autorités à renforcer le confinement des volailles. L’efficacité des restrictions dépendra désormais de la rapidité des opérations d’abattage, de la désinfection du site et du respect strict des règles de biosécurité dans les élevages environnants.

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