Le 1er septembre de l’an 338 avant Jésus-Christ, l’armée macédonienne du roi Philippe II écrase à Chéronée, en Béotie, la coalition formée par Athènes et Thèbes, une bataille qui marque durablement la fin de l’indépendance des cités-États grecques face à la puissance montante de la Macédoine.
Une coalition grecque formée trop tardivement
Après avoir méthodiquement étendu son influence sur l’ensemble du monde grec, Philippe II se heurte enfin à une résistance commune lorsqu’Athènes et Thèbes, rivales de longue date, décident de s’unir face à la menace macédonienne grandissante. Cette alliance, conclue sous l’impulsion de l’orateur athénien Démosthène, rassemble également plusieurs autres cités grecques inquiètes de voir leur autonomie politique menacée par l’expansion continue du royaume du nord.
Malgré cette union tardive, les forces coalisées ne parviennent pas à contenir l’armée macédonienne, remarquablement organisée et aguerrie par des années de campagnes militaires continues sous le commandement de Philippe II.
Le jeune Alexandre déjà à la tête de la cavalerie
La bataille se solde par une défaite écrasante pour les Grecs, marquée notamment par l’anéantissement du célèbre Bataillon sacré de Thèbes, unité d’élite composée de 300 soldats. Le jeune Alexandre, futur Alexandre le Grand, alors âgé de dix-huit ans seulement, commande déjà l’aile de cavalerie macédonienne lors de cet affrontement décisif aux côtés de son père.
Cette victoire permet à Philippe II d’imposer sa domination sur l’ensemble de la Grèce continentale, jetant les bases de la ligue de Corinthe qui unifiera peu après les cités grecques sous l’autorité macédonienne, préparant ainsi le terrain pour les futures conquêtes orientales menées par son fils Alexandre.

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