Drame au large de Lampedusa : une migrante morte, deux disparus et 87 rescapés
Drame au large de Lampedusa : une migrante morte, deux disparus et 87 rescapés

Une femme a perdu la vie et deux personnes sont portées disparues après le naufrage d’un bateau de migrants au large de l’île italienne de Lampedusa, ont indiqué lundi les autorités et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Le drame s’est déroulé dans la nuit de dimanche à lundi, alors que 87 personnes ont pu être secourues dans des conditions précaires.

Selon Flavio Di Giacomo, porte-parole de l’OIM, les migrants avaient quitté les côtes tunisiennes à bord d’une embarcation en métal de construction fragile, qui s’est littéralement désintégrée en mer. Ces bateaux de fortune, de plus en plus utilisés pour les traversées clandestines, sont décrits par l’organisation comme de véritables « cercueils flottants », incapables de garantir la sécurité de ceux qui s’y embarquent.

Les naufragés ont d’abord été repérés et assistés par un bateau de pêche tunisien, avant d’être récupérés par les garde-côtes italiens. Ils ont finalement accosté à Lampedusa aux alentours de 4 heures du matin. Une opération de recherche était toujours en cours lundi pour tenter de retrouver les deux personnes manquantes.

Située entre la Tunisie, Malte et la Sicile, Lampedusa constitue depuis des années l’un des principaux points d’entrée pour les migrants tentant de rejoindre l’Union européenne depuis l’Afrique du Nord. La route maritime qui y mène est l’une des plus périlleuses au monde : des milliers de personnes y ont péri au cours de la dernière décennie.

Ce nouvel incident rappelle une fois de plus la dangerosité extrême des traversées clandestines en Méditerranée centrale. Il met aussi en lumière la détérioration des conditions dans lesquelles ces voyages sont organisés, souvent par des réseaux de passeurs exploitant le désespoir de ceux qui fuient la guerre, la pauvreté ou les persécutions.

Alors que les arrivées de migrants continuent de peser sur les infrastructures d’accueil en Italie et ailleurs en Europe, les appels se multiplient pour mettre en place des solutions plus sûres et plus humaines. L’OIM, tout en saluant les efforts des garde-côtes italiens, exhorte les États membres de l’UE à renforcer les mécanismes de sauvetage et à traiter en amont les causes profondes des migrations forcées.

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