Trois travailleurs sont décédés depuis le lancement de la construction de la vaste usine automobile de Hyundai Motor en Géorgie, aux États-Unis, en 2022, rapporte le Wall Street Journal. Cette révélation intervient peu de temps après un raid spectaculaire des services fédéraux d’immigration sur le site, au cours duquel plusieurs centaines de travailleurs étrangers ont été interpellés.
L’usine, d’un montant estimé à 7,6 milliards de dollars, doit devenir l’un des plus grands complexes de production de véhicules électriques du constructeur sud-coréen hors d’Asie. Selon le journal américain, les décès survenus sur le chantier soulèvent des questions sur les conditions de sécurité et la gestion du personnel par les sous-traitants impliqués dans le projet.
Début octobre, un raid mené par les autorités américaines de l’immigration a conduit à l’arrestation de 475 personnes sur le site d’Ellabell, dont environ 300 ressortissants sud-coréens. L’opération, sans précédent dans son ampleur, s’inscrivait dans une enquête visant à vérifier la conformité des permis de travail et les pratiques d’embauche au sein des entreprises partenaires du groupe Hyundai et de son allié LG Energy Solution.
Les autorités américaines n’ont pas encore précisé si les décès des ouvriers faisaient l’objet d’une enquête distincte. Hyundai a déclaré qu’elle coopérait pleinement avec les services d’inspection et qu’elle accordait « la priorité absolue à la sécurité et au bien-être de tous les employés et entrepreneurs sur ses chantiers ».
Ce projet de mégafactory, symbole de la stratégie d’expansion de Hyundai aux États-Unis, s’est retrouvé au centre d’une double controverse — à la fois sur le plan social et migratoire — qui pourrait ternir son image à un moment où le constructeur mise sur le marché américain pour renforcer sa position dans la transition vers le véhicule électrique.