Europe : Tesla décroche lourdement, sauf en Norvège où les ventes explosent mais pourquoi ?
Europe : Tesla décroche lourdement, sauf en Norvège où les ventes explosent mais pourquoi ?

Ils voulaient une voiture propre, ils se retrouvent avec un symbole politique qui leur colle à la peau. Ce mercredi, une dizaine de clients français ont saisi la justice pour obtenir la résiliation de leur contrat avec Tesla, estimant que l’image de la marque, brouillée par les prises de position d’Elon Musk, leur porte désormais préjudice. Leur démarche, portée devant le tribunal de commerce de Paris, pourrait bien ouvrir une brèche. Les avocats Patrick Klugman et Ivan Terel, qui représentent les plaignants, ne mâchent pas leurs mots : « Les Tesla sont devenues des totems d’extrême-droite ». En cause, le soutien affiché du patron américain à Donald Trump, ses accointances avec des régimes ultraconservateurs en Europe, et ses provocations régulières sur les réseaux sociaux. Résultat : les propriétaires se disent victimes d’insultes, de menaces, et certains véhicules auraient même été vandalisés. Une gêne quotidienne qui va bien au-delà du simple malaise.

Une voiture, une idéologie imposée

« Nous pensons que M. Musk doit à l’acquéreur la possession paisible de la chose vendue », martèlent les avocats. Pour ces clients, il ne s’agit pas d’un caprice idéologique mais d’un trouble réel à l’usage : « Ils ne peuvent plus conduire leur voiture sans craindre une insulte ou un regard de travers », résument les juristes. Au point que certains collent désormais un autocollant à l’arrière du véhicule : « I bought it before Elon went crazy ». (Je l’ai achetée avant qu’Elon ne devienne fou). Tesla, longtemps vitrine d’un avenir plus propre, voit ses ventes plonger en Europe. Depuis le début de l’année 2025, elles ont quasiment été divisées par deux. Si la qualité des modèles ou la concurrence sont des facteurs, les positions politiques d’Elon Musk sont clairement pointées du doigt. Et si l’homme d’affaires s’est récemment brouillé avec Trump, « ce qui les oppose, ce ne sont pas le racisme ou le complotisme, mais les taxes douanières », ironise Me Klugman. Les plaignants, engagés dans des contrats de crédit-bail de quatre ans, réclament leur annulation ainsi que le remboursement des frais liés. Leur objectif est clair : provoquer un précédent. Reste à savoir si la justice acceptera de lier image publique et usage privé.

Partager