Télétravail - les grandes entreprises prônent le retour au bureau  @Flickr
Télétravail - les grandes entreprises prônent le retour au bureau  @Flickr

Après la parenthèse du travail à distance généralisé, de plus en plus d’entreprises font machine arrière. Ces dernières semaines, Microsoft, Paramount, NBCUniversal, mais aussi JCDecaux ou Air France, ont resserré la vis en imposant davantage de jours de présence au bureau.

La fin progressive de la flexibilité

En France, JCDecaux exige désormais quatre jours au bureau par semaine, contre trois auparavant, une décision justifiée par le besoin de renforcer « proximité, innovation et performance ». Air France a également durci ses règles, ses cadres devant désormais être présents au moins trois jours. À la Société Générale, la direction a dénoncé l’accord télétravail existant et limité cette pratique à un jour hebdomadaire, suscitant la colère des syndicats. Selon JLL, le nombre moyen de jours télétravaillés en France est passé en un an de 1,5 à 1,3.

Un mouvement mondial

Aux États-Unis, le revirement est massif. Microsoft a annoncé que ses employés devront travailler trois jours sur site à partir de 2026, NBCUniversal passera à quatre jours dès janvier, et Paramount à cinq jours, avec des indemnités de départ proposées à ceux qui refusent. Le géant pharmaceutique Novo Nordisk, en pleine restructuration, impose lui aussi un retour complet au bureau dès janvier. Partout, les directions avancent les mêmes arguments : collaboration, créativité et efficacité seraient renforcées en présentiel. Mais ce retour contraint génère des tensions sociales, parfois des démissions et même des recours en justice. La promesse initiale d’un équilibre entre vie professionnelle et vie privée, vantée au plus fort de la pandémie, semble désormais céder le pas à une logique de contrôle et de performance.

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