Chez Ryanair, compagnie aérienne interrogée par nos confrères de BFM Business, le billet papier va rejoindre le musée des souvenirs de l’aviation low cost. À partir du 12 novembre, la compagnie imposera à ses passagers l’utilisation exclusive de la carte d’embarquement numérique via l’application « myRyanair ». Plusieurs fois repoussée, la bascule a été fixée à cette date jugée plus propice, après la période chargée des vacances de mi-trimestre. Concrètement, plus aucune impression ne sera possible : l’accès aux avions passera uniquement par le QR code généré sur smartphone. La compagnie vante une expérience « plus rapide, plus intelligente et plus écologique ». Outre la carte d’embarquement, l’application doit offrir d’autres services, comme la commande de produits depuis son siège ou la réception d’informations de vol en temps réel, y compris en cas de perturbations.
Un passage au tout-numérique déjà largement amorcé
Selon Ryanair, 80 % de ses 206 millions de passagers annuels utilisent déjà ce format. La mesure s’aligne donc sur les pratiques d’autres secteurs (festivals, concerts, sport) passés depuis longtemps au billet dématérialisé. L’argument écologique est mis en avant : l’abandon du papier permettrait d’économiser plus de 300 tonnes par an, un chiffre qui s’ajoute à des économies opérationnelles non négligeables pour une compagnie dont le modèle repose sur la compression des coûts. Mais cette modernisation a son revers. Les voyageurs âgés, mal à l’aise avec les outils numériques ou simplement dépourvus de smartphone, se retrouvent dans l’incertitude. Michael O’Leary, patron emblématique de Ryanair, balaie leurs inquiétudes en les comparant à ceux qui, autrefois, refusaient Internet avant d’y recourir massivement pour acheter des billets moins chers.
Et si le téléphone tombe en panne ?
Reste la question pratique du smartphone déchargé ou perdu. Sur ce point, la compagnie assure qu’un passager ne sera pas abandonné au sol. Avec un passeport et une réservation confirmée, l’embarquement pourra encore être validé directement à la porte, le temps que la transition se généralise. En novembre, la page sera donc tournée : plus aucun morceau de papier ne viendra s’intercaler entre le voyageur et son siège. Ryanair assume son virage numérique, convaincue que les réticences s’éteindront aussi vite que les batteries des téléphones en salle d’embarquement.
Que retenir rapidement ?
Chez Ryanair, compagnie aérienne interrogée par nos confrères de BFM Business, le billet papier va rejoindre le musée des souvenirs de l’aviation low cost.