Les organisations patronales de l’hôtellerie-restauration ont accueilli avec satisfaction les annonces d’Emmanuel Macron. Lors d’une rencontre lundi avec une centaine d’acteurs du secteur, le chef de l’État a confirmé que les pourboires ne seraient pas taxés au-delà de 2025, pérennisant un dispositif dérogatoire mis en place il y a deux ans. Cette décision, saluée par la présidente du Groupement des hôtelleries et restaurations de France, Catherine Quérard, et par Thierry Marx, président de l’Umih, est présentée comme un levier pour améliorer l’attractivité d’un secteur confronté à de fortes difficultés de recrutement.
Un soutien affiché à la restauration traditionnelle
Le président a également affiché sa volonté de renforcer le titre de Maître Restaurateur, avec un objectif de 10 000 établissements labellisés d’ici 2027, contre 3 000 actuellement. Il a précisé vouloir distinguer fiscalement et socialement les restaurants qui cuisinent à partir de produits bruts de ceux qui se contentent de réchauffer des plats. Cette orientation, jugée « intéressante » par les organisations professionnelles, vise à valoriser l’engagement en matière d’emploi et de qualité. Dans un contexte où les coûts de production ne cessent de grimper, les restaurateurs alertent sur une moyenne de « 25 fermetures par jour ».
Le débat sur le « fait maison » relancé
Si la mention obligatoire « non fait maison » avait été abandonnée en 2024, jugée trop stigmatisante, les acteurs du secteur continuent de réclamer un dispositif législatif pour mieux distinguer les établissements. Cet été encore, une cinquantaine de chefs avaient appelé à faire reconnaître la gastronomie française comme une exception culturelle afin de préserver les tables menacées. Avec ses annonces, Emmanuel Macron entend répondre à cette inquiétude et offrir un signal de soutien à un secteur qui reste l’un des emblèmes de l’économie et du patrimoine français.
Que retenir rapidement ?
Les organisations patronales de l’hôtellerie-restauration ont accueilli avec satisfaction les annonces d’Emmanuel Macron. Lors d’une rencontre lundi avec u