Les rideaux vont se relever dans les officines. Après plusieurs jours de tension, les pharmaciens ont annoncé mercredi 24 septembre la levée de leur mouvement de protestation à la suite d’un accord signé avec le gouvernement. À l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, la profession a obtenu un sursis de trois mois sur le plafonnement des remises commerciales accordées par les laboratoires sur les médicaments génériques. Ce dispositif, inscrit dans un arrêté publié début août, avait provoqué la colère des syndicats qui redoutaient une fragilisation économique de nombreuses pharmacies.
Un nouveau modèle en discussion
Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), a salué un compromis qui permet à la profession de « se remettre au travail » et de préparer, avec l’exécutif, « un nouveau modèle économique de la pharmacie d’officine » intégré au futur réseau France Santé. Le gouvernement, de son côté, parle d’« avancée concrète » et promet un suivi régulier de l’accord. Matignon a également assuré vouloir renforcer l’offre de soins de proximité, notamment dans 900 pharmacies rurales et dans les territoires les plus fragiles, en développant de nouvelles missions de santé publique confiées aux pharmaciens.
Un apaisement provisoire
Ce répit ne clôt pas pour autant le débat sur le financement du secteur. Les trois mois de suspension doivent servir à trouver une solution pérenne, dans un contexte où les officines sont de plus en plus sollicitées pour assurer des missions de prévention, de vaccination et de suivi médical, au-delà de la simple délivrance des médicaments. Pour l’heure, le bras de fer s’achève et la profession reprend son souffle, mais la suite des discussions sera décisive pour l’avenir des 20 000 pharmacies françaises.
Que retenir rapidement ?
Les rideaux vont se relever dans les officines. Après plusieurs jours de tension, les pharmaciens ont annoncé mercredi 24 septembre la levée de leur mouvem