Des perspectives ouvertes vers la Chines
Des perspectives ouvertes vers la Chine

L’ascension fulgurante de Nvidia semble sans limite. À peine quatre mois après avoir franchi le cap symbolique des 4 000 milliards de dollars de capitalisation, le géant américain des processeurs graphiques a dépassé les 5 000 milliards de dollars ce mercredi à Wall Street, un record absolu pour une entreprise technologique.

Un marché porté par l’intelligence artificielle

Le spécialiste des GPU, fondé et dirigé par Jensen Huang, profite pleinement de la vague mondiale de l’intelligence artificielle. Ses puces, devenues indispensables pour alimenter les modèles de langage et les infrastructures de calcul des géants du numérique, sont désormais considérées comme l’« or noir » du XXIᵉ siècle. Depuis fin 2022, le titre Nvidia a été multiplié par plus de six, propulsant la société à des niveaux boursiers inédits : 1 000 milliards en 2023, 2 000 milliards en mars 2024, 3 000 milliards trois mois plus tard, puis 4 000 milliards en juillet. L’action a encore bondi de près de 5 % mardi, avant de gagner 3,6 % supplémentaires mercredi matin, atteignant une capitalisation record de 5 068 milliards de dollars, soit l’équivalent de 158 % du PIB français.

Des innovations et des commandes colossales

Lors de la conférence GTC consacrée à l’intelligence artificielle, Jensen Huang a annoncé avoir enregistré 500 milliards de dollars de commandes pour ses nouvelles architectures de puces Blackwell et Rubin, dont la production débutera en 2026. Ces chiffres témoignent d’une demande sans précédent. Nvidia a également présenté NVQlink, une plateforme reliant calcul quantique et informatique classique, et multiplié les partenariats : prise de participation dans Nokia, collaboration avec Uber, Stellantis, Lucid et Mercedes-Benz pour développer dès 2027 une flotte de 100 000 véhicules autonomes. Selon l’analyste Dan Ives (Wedbush), la valeur cumulée de ces commandes représente cinq fois celle de la génération précédente de GPU Hopper, confirmant la position dominante du groupe sur un marché où AMD et Qualcomm peinent à suivre le rythme.

Des perspectives ouvertes vers la Chine

Autre facteur d’optimisme : des déclarations de Donald Trump, évoquant la possibilité d’assouplir les restrictions américaines à l’exportation de puces vers la Chine. L’ancien président a indiqué vouloir aborder le sujet directement avec Xi Jinping, relançant les spéculations sur une reprise partielle des ventes de GPU Nvidia sur le marché chinois, évalué à 50 milliards de dollars. Depuis plusieurs années, les tensions commerciales freinent les exportations de la firme, qui estime avoir perdu jusqu’à 8 milliards de dollars sur un seul trimestre à cause des interdictions de vente de ses puces H2O. Si un compromis était trouvé, Nvidia pourrait regagner un accès privilégié à un marché crucial pour la recherche et le développement en IA. Jensen Huang, confiant, a rappelé que « la Chine dispose déjà de l’intelligence artificielle » et que « le leadership américain dépendra de sa capacité à garder un rôle central dans les infrastructures mondiales ». Avec ses innovations, ses alliances stratégiques et sa puissance financière, Nvidia apparaît désormais comme le pilier incontesté de l’écosystème de l’IA et l’entreprise la plus emblématique de la nouvelle révolution technologique.

Que retenir rapidement ?

L’ascension fulgurante de Nvidia semble sans limite. À peine quatre mois après avoir franchi le cap symbolique des 4 000 milliards de dollars de capitalisa

Partager