Nucléaire - l’EPR de Flamanville, entre montée en puissance et coup de frein programmé
Nucléaire - l’EPR de Flamanville, entre montée en puissance et coup de frein programmé

L’EPR de Flamanville poursuit sa montée en puissance après des années de déboires. EDF a annoncé mercredi que le réacteur de nouvelle génération fonctionnait désormais à 80 % de sa capacité, un palier inédit depuis sa mise en service partielle fin 2024. L’électricien public vise toujours les 100 % d’ici la fin de l’automne, une étape symbolique pour un projet emblématique mais longtemps chaotique du nucléaire français.

Une montée en régime sous surveillance

Les équipes d’EDF procèdent actuellement à une série d’essais à ce niveau de puissance avant de solliciter auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) l’autorisation d’atteindre le maximum. L’objectif demeure de franchir ce cap avant la fin de l’automne 2025. Raccordé au réseau électrique en décembre 2024, l’EPR de Flamanville avait déjà connu un arrêt de quatre mois cette année, entre juin et octobre, pour corriger une fuite détectée sur des soupapes. Le chantier, lancé il y a plus de quinze ans, a accumulé retards et surcoûts. Estimé à l’origine à 3,3 milliards d’euros, le projet atteint désormais près de 24 milliards d’euros aux conditions actuelles. Malgré ces dépassements, EDF continue de présenter le réacteur normand comme la vitrine du renouveau nucléaire français.

Un arrêt technique d’un an dès septembre 2026

Alors même qu’il approche enfin de sa pleine puissance, l’EPR devra être arrêté à nouveau le 26 septembre 2026 pour sa première « visite complète », une opération réglementaire obligatoire trente mois après le premier chargement en combustible. Cet arrêt, d’une durée de 350 jours, mobilisera environ 200 partenaires industriels et quelque 20 000 opérations de contrôle et de maintenance. Ce rendez-vous sera aussi l’occasion de remplacer le couvercle de la cuve, concerné par des anomalies connues depuis plusieurs années. EDF assure maîtriser cette intervention, déjà pratiquée sur d’autres réacteurs du parc. Pour l’entreprise, ces étapes marquent la transition d’un chantier hors norme vers une phase d’exploitation encadrée, décisive pour la crédibilité de la filière nucléaire française.

Que retenir rapidement ?

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