La Cour des comptes sonne l’alarme sur le déficit abyssal de la Sécu @wikipedia commons
La Cour des comptes sonne l’alarme sur le déficit abyssal de la Sécu @wikipedia commons

La Cour des comptes a remis à la commission des finances de l’Assemblée nationale un rapport pointant les incertitudes financières qui pèsent sur l’énergéticien public. Selon ses calculs, EDF devra trouver près de 460 milliards d’euros d’ici 2040 pour assurer la maintenance et la relance du nucléaire, le développement du réseau et des énergies renouvelables.

Un endettement colossal et des recettes fragilisées

Sur la période 2025-2040, 90 milliards d’euros sont nécessaires pour prolonger le parc nucléaire actuel, 115 milliards pour construire 14 EPR2 (dont 75 pour les six premiers), 15 milliards pour l’hydraulique et plus de 100 milliards pour Enedis. Le tout alors que la dette du groupe atteint déjà 54 milliards d’euros et que ses marges sont fragiles. Les magistrats financiers rappellent également les surcoûts à Flamanville et Hinkley Point, et préviennent que la fin du système de prix régulés Arehn en 2025 rendra EDF plus dépendant des fluctuations du marché.

Un appel à clarifier le partage des efforts

La Cour des comptes demande à l’État actionnaire de définir clairement sa politique de dividendes et d’indiquer quelle part des financements sera assumée par l’État, EDF et les clients. Elle suggère aussi une « revue stratégique » des investissements et des filiales, avec la possibilité de cessions pour dégager des ressources. Depuis son arrivée en mai, le PDG Bernard Fontana a indiqué vouloir concentrer les moyens du groupe sur ses actifs stratégiques en France, en particulier le nucléaire et les énergies renouvelables, conformément aux ambitions fixées par le gouvernement.

Que retenir rapidement ?

La Cour des comptes a remis à la commission des finances de l’Assemblée nationale un rapport pointant les incertitudes financières qui pèsent sur l’énergét

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