The Walt Disney Company a dépassé les attentes de Wall Street au deuxième trimestre 2025, grâce à la forte performance de ses parcs à thème aux États-Unis et à une croissance continue de ses abonnements aux services de streaming. La multinationale de divertissement a également relevé ses prévisions de bénéfices annuels, provoquant une envolée de plus de 10 % de son action en Bourse mercredi.
Pour le trimestre clos le 30 mars, Disney a enregistré un bénéfice net de 3,28 milliards de dollars, soit 1,81 dollar par action, contre une perte de 20 millions de dollars un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice s’élève à 1,45 dollar par action, nettement au-dessus des 1,18 dollar attendus par les analystes. Le chiffre d’affaires trimestriel a progressé de 7 %, atteignant 23,62 milliards de dollars.
Les recettes de la division Disney Entertainment — incluant les studios de cinéma et les plateformes de streaming — ont augmenté de 9 %, portées notamment par les succès de Moana 2, Mufasa: The Lion King et Thunderbolts, actuellement en tête du box-office. La branche Experiences, qui regroupe les parcs d’attractions, les croisières, les produits dérivés et les jeux vidéo, a vu ses revenus grimper de 6 %, avec une hausse de 13 % des bénéfices aux parcs américains. En revanche, les parcs internationaux, notamment ceux de Shanghai et Hong Kong, ont enregistré une baisse de 23 % de leur revenu opérationnel.
Côté streaming, Disney+ a gagné 1,4 million d’abonnés, portant le total à 126 millions. En incluant Hulu, le nombre total d’abonnements atteint 180,7 millions, en hausse de 2,5 millions par rapport au trimestre précédent. La branche Direct-to-Consumer a dégagé un bénéfice opérationnel de 336 millions de dollars, contre 47 millions l’an passé. La suite de Moana a particulièrement contribué à ce succès, avec plus de 139 millions d’heures de visionnage depuis son arrivée sur Disney+ en mars. Le premier Moana reste, quant à lui, le film le plus vu sur la plateforme avec plus de 1,4 milliard d’heures.
Le PDG Bob Iger s’est dit confiant dans la solidité de la programmation à venir, qui inclura Lilo & Stitch, The Fantastic Four: First Steps et Avatar: Fire and Ash. En parallèle, Disney a confirmé la création d’un nouveau parc à thème à Abu Dhabi, en partenariat avec le développeur Miral. Le groupe américain n’investira pas directement dans la construction, mais fournira la conception, la gestion et concèdera ses licences, recevant en retour des royalties et des frais de service.
Malgré ces résultats florissants, Disney reste dans le viseur de l’administration Trump. Le président a récemment annoncé des tarifs douaniers de 100 % sur les films produits à l’étranger, ce qui pourrait impacter les futures productions. Par ailleurs, la FCC a lancé une enquête sur les pratiques de diversité de Disney et de sa chaîne ABC.
Enfin, la question de la succession de Bob Iger, en poste jusqu’à fin 2026, reste d’actualité. Un comité dédié au sein de l’entreprise poursuit ses recherches parmi des candidats internes, dont Josh D’Amaro (parcs), Jimmy Pitaro (ESPN), Alan Bergman et Dana Walden (Disney Entertainment), mais aussi des profils externes.
Disney prévoit désormais un bénéfice ajusté de 5,75 dollars par action pour l’exercice 2025, contre une prévision antérieure plus prudente. Un signe que, malgré les incertitudes géopolitiques, la machine Disney tourne à plein régime.