À la suite du décès de Giorgio Armani le 4 septembre dernier, la maison de couture italienne a entamé des discussions avec des acheteurs potentiels pour céder une participation minoritaire dans l’entreprise. Parmi les sociétés approchées figure le groupe français L’Oréal, qui entretient un partenariat de licence avec Armani jusqu’en 2050. Les démarches sont encore à un stade préliminaire et pourraient durer plusieurs mois avant toute décision concrète.
Une vente imposée par le testament de Giorgio Armani
La raison de cette vente ? Le testament du créateur italien prévoit que ses héritiers doivent vendre 15% de la société dans les 18 mois suivant son décès. Ensuite, une cession supplémentaire de 30 à 55% devra être réalisée auprès du même acheteur, ou bien la maison pourra envisager une introduction en Bourse. La priorité est donnée à LVMH, L’Oréal et EssilorLuxottica, en raison de leurs liens stratégiques et commerciaux avec la marque.
La Fondation Armani et Pantaleo Dell’Orco au contrôle
La Fondation Armani, créée pour préserver l’héritage du créateur, détient 30% des droits de vote, tandis que Pantaleo Dell’Orco, partenaire d’affaires et de vie d’Armani, possède 40%. Ensemble, ils conservent un contrôle majoritaire de 70% sur la maison. En cas de cession ou d’introduction en Bourse, la fondation conservera une participation de 30,1%, assurant ainsi la continuité du contrôle familial et institutionnel sur le groupe.
Le cabinet de conseil Rothschild est pressenti pour accompagner la maison dans cette opération. Les liens de l’entreprise avec le cabinet passent par Irving Bellotti, associé de Rothschild et membre du conseil de la Fondation Armani. À ce stade, aucune démarche concrète n’a été finalisée et les discussions sont uniquement exploratoires.
Une valorisation estimée entre 5 et 12 milliards d’euros
Les analystes estiment que la marque Giorgio Armani pourrait valoir entre 5 et 12 milliards d’euros, en fonction de la structure de l’opération et des conditions de marché. La transaction éventuelle pourrait donc représenter l’une des plus importantes opérations de cession de participation minoritaire dans le secteur du luxe ces dernières années.
Que retenir rapidement ?
À la suite du décès de Giorgio Armani le 4 septembre dernier, la maison de couture italienne a entamé des discussions avec des acheteurs potentiels pour cé