Placée en redressement judiciaire, l’enseigne d’ameublement Alinea n’a reçu qu’une seule proposition globale de reprise lors de l’audience tenue devant le tribunal de commerce de Marseille. Cette offre émane d’une holding roumaine qui propose de conserver environ la moitié des effectifs et une partie seulement du réseau de magasins.
Le projet prévoit la reprise de 20 points de vente sur les 36 existants, avec le maintien d’environ 572 salariés sur les 1.200 que compte aujourd’hui l’entreprise. Plusieurs autres groupes, dont Ikea ou Leroy Merlin, ont également manifesté un intérêt limité pour certains magasins, mais sans proposer de plan de reprise d’ensemble.
Des salariés hostiles au projet et un avenir incertain
La proposition du groupe roumain a suscité une vive opposition parmi les salariés, certains représentants syndicaux dénonçant une offre jugée insuffisante et marquée par un manque de garanties. L’absence de représentants du repreneur lors de l’audience a également été mal perçue par les employés mobilisés devant le tribunal.
La stratégie envisagée repose notamment sur la fermeture de plusieurs sites considérés comme peu rentables et la réorganisation de l’activité autour des magasins jugés les plus performants. La justice doit désormais trancher dans les deux semaines entre plusieurs scénarios : validation d’un plan de redressement, cession de l’entreprise ou liquidation judiciaire.