Le Zimbabwe a abandonné son projet de doubler les redevances sur l’or à 10 %, selon un projet de loi de finances révisé pour 2026 publié mercredi, après de vives protestations de la part des mineurs et des organisations industrielles.
Le texte prévoit le maintien d’un taux de redevance de 5 % pour les prix de l’or compris entre 1 200 et 5 000 dollars l’once. Cette version amendée du budget a été approuvée mercredi matin par la chambre basse du Parlement, à l’issue de débats prolongés.
Le gouvernement avait initialement proposé d’augmenter fortement la fiscalité sur l’or afin de renforcer les recettes publiques, dans un contexte de pressions budgétaires persistantes. Le secteur minier, pilier essentiel de l’économie zimbabwéenne et principale source de devises, avait toutefois averti qu’une telle mesure risquait de décourager l’investissement et de fragiliser la production.
Parallèlement, les autorités ont relevé le seuil à partir duquel s’applique l’impôt sur les plus-values exceptionnelles, une décision présentée comme un compromis visant à préserver l’attractivité du secteur tout en maintenant une contribution fiscale jugée équitable lorsque les cours des matières premières atteignent des niveaux exceptionnellement élevés.
Cette inflexion marque une tentative du gouvernement de rassurer les investisseurs et de soutenir l’industrie aurifère, alors que le pays cherche à stabiliser son économie et à accroître durablement ses recettes sans compromettre la croissance.