Le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo a contraint plus de 84 000 personnes à se réfugier au Burundi depuis le début du mois, un afflux qui dépasse largement les capacités d’accueil et de réponse de ce pays voisin, a alerté l’Agence des Nations unies pour les réfugiés.
Il s’agit du deuxième afflux massif enregistré cette année vers le Burundi, l’un des pays les plus pauvres du monde. Les nouveaux arrivants fuient principalement les combats autour de la ville d’Uvira, dans l’est congolais, où les affrontements se poursuivent entre les rebelles du mouvement AFC-M23 et les forces armées congolaises.
Ces violences perdurent malgré un accord de paix signé en juin sous l’égide des États-Unis entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Les Nations unies estiment toutefois que le M23 bénéficie du soutien de Kigali, ce que le Rwanda a toujours nié.
Dans les camps burundais, la situation humanitaire se dégrade rapidement. Des cas de choléra ont été signalés, tandis que de longues files d’attente se forment pour accéder à la nourriture, à l’eau potable et aux soins de santé. Les infrastructures locales, déjà fragiles, peinent à absorber un tel afflux de populations.
Les autorités burundaises, avec l’appui des agences humanitaires, tentent d’organiser l’accueil des réfugiés, mais les ressources financières et logistiques restent très limitées. L’ONU appelle la communauté internationale à renforcer d’urgence son soutien afin d’éviter une aggravation de la crise humanitaire.
Selon les humanitaires, sans une aide supplémentaire rapide, les conditions de vie dans les sites d’accueil pourraient continuer à se détériorer, augmentant les risques sanitaires et de tensions locales dans un pays déjà confronté à de profondes difficultés économiques et sociales.