Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé ce jeudi avoir eu un échange constructif avec le président élu polonais Karol Nawrocki, attendu à la tête de l’État dès la semaine prochaine. Cet entretien marque le début d’une nouvelle étape dans les relations bilatérales entre Kiev et Varsovie, deux capitales liées par un partenariat stratégique renforcé depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine.
« Nous sommes convaincus que la Pologne continuera d’être notre partenaire et allié fiable », a déclaré Zelenskiy dans un message publié sur Telegram. Le chef de l’État ukrainien a mis l’accent sur l’importance d’un soutien constant — militaire, politique et humanitaire — à son pays, confronté à une guerre prolongée avec la Russie.
L’arrivée au pouvoir de Karol Nawrocki, figure issue du monde académique et du secteur mémoriel, suscite l’attention tant en Pologne qu’à l’international. Ancien directeur de l’Institut de la mémoire nationale, Nawrocki a été élu sur une ligne conservatrice mais s’est engagé à maintenir l’engagement de la Pologne en faveur de la souveraineté de l’Ukraine.
Le premier contact entre les deux dirigeants survient à un moment crucial pour Kiev, qui continue de solliciter un appui renforcé auprès de ses alliés européens face à une intensification des frappes russes. La Pologne joue un rôle central dans l’acheminement de l’aide occidentale, notamment via son territoire, et abrite également des millions de réfugiés ukrainiens depuis le début du conflit.
Varsovie et Kiev ont connu quelques frictions ces derniers mois, notamment autour des questions agricoles et de transit, mais les deux capitales ont toujours veillé à préserver une coopération politique étroite dans le cadre du soutien à l’Ukraine. Ce premier échange entre Zelensky et Nawrocki pourrait ainsi ouvrir la voie à une relance du dialogue bilatéral à haut niveau.
L’Ukraine espère que la transition présidentielle en Pologne n’altérera en rien la dynamique de solidarité engagée depuis février 2022. Les mots de Zelenskiy visent à ancrer cette continuité, alors que le paysage politique européen, lui, continue d’évoluer.