Tanzanie - la présidente Samia Suluhu Hassan autorisée à briguer un nouveau mandat, ses principaux rivaux écartés @Wikipedia commons
Tanzanie - la présidente Samia Suluhu Hassan autorisée à briguer un nouveau mandat, ses principaux rivaux écartés @Wikipedia commons

La Commission électorale nationale indépendante de Tanzanie a validé mercredi la candidature de la présidente sortante, Samia Suluhu Hassan, en vue du scrutin présidentiel prévu le 29 octobre. Son colistier, Emmanuel Nchimbi, a également été approuvé, ouvrant ainsi la voie à une campagne électorale dominée par le parti au pouvoir.

Dans le même temps, l’instance électorale a exclu de la course le candidat désigné par le deuxième plus grand parti d’opposition, décision qui réduit considérablement les chances d’une véritable compétition électorale. Dès lors, Samia Suluhu Hassan devrait essentiellement affronter des figures issues de formations politiques mineures, dont l’influence sur l’échiquier national demeure marginale.

Cette décision, qui s’inscrit dans un contexte politique déjà marqué par une prééminence quasi incontestée du parti au pouvoir, risque d’alimenter les critiques concernant le pluralisme et l’équité du processus électoral. L’absence d’opposants de premier plan conforte en effet la présidente dans sa position de favorite quasi incontestée à sa réélection.

Samia Suluhu Hassan, arrivée au pouvoir en 2021 à la suite du décès de John Magufuli, avait entrepris d’adoucir le climat politique intérieur tout en cherchant à repositionner la Tanzanie sur la scène internationale. Sa candidature validée, combinée à l’exclusion de ses rivaux les plus influents, laisse entrevoir une élection largement verrouillée en faveur de son maintien à la tête de l’État.

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