Le tribunal correctionnel de Toulon examine ce jeudi deux affaires visant Nathalie Bicais, la maire LR de La Seyne-sur-Mer. À moins d’un an des municipales, l’élue varoise risque une peine d’inéligibilité qui pourrait rebattre les cartes dans la deuxième ville du département.
Au cœur du dossier, deux faits distincts. Le premier concerne un permis de construire délivré en août 2021 pour un bien que la maire venait d’acquérir. Signé en un temps record par son directeur général des services, ce dernier aurait ensuite bénéficié d’un avancement de carrière. Le second volet porte sur l’embauche, en tant que directeur de cabinet, d’un proche qui avait peu de temps auparavant consenti un prêt personnel de 100 000 euros à Nathalie Bicais.
Une affaire explosive à l’approche des élections
Ces éléments, signalés en 2022 par un élu d’opposition, Damien Guttierez, ont entraîné une enquête préliminaire, suivie de perquisitions à la mairie et au domicile de l’élue en janvier 2023. Déjà convoquée en janvier dernier, Nathalie Bicais avait vu son procès renvoyé. Ce jeudi, elle sera donc jugée pour « prise illégale d’intérêts » dans ces deux dossiers, et pourrait être condamnée à une peine d’inéligibilité avec exécution immédiate. L’issue du procès est capitale pour l’avenir politique de l’édile, qui conteste fermement les accusations, les qualifiant de « calomnies » à visée électoraliste.