Le vote de la résolution portée par le Rassemblement national pour dénoncer l’accord franco-algérien de 1968 continue d’alimenter les tensions politiques. Tandis que Marine Tondelier, cheffe des écologistes s’est dite « honteuse » de ce qu’elle appelle un « message indigne envoyé à nos compatriotes d’origine algérienne », le député RN Guillaume Bigot, à l’origine du texte, a vivement répliqué sur X : « Sauf que les Français d’origine algérienne sont Français et ne sont pas concernés par cet accord qui concerne des étrangers. Renvoyer constamment des Français à leurs origines, cela s’appelle du racisme. »
Un débat explosif sur la laïcité et l’identité nationale
Bigot a poursuivi en dénonçant un « communautarisme opportuniste contraire aux valeurs de la République », accusant les écologistes de « jouer avec les divisions identitaires ». Le texte voté à l’Assemblée, bien que symbolique, marque une victoire politique majeure pour le RN, qui a obtenu pour la première fois l’adoption d’une de ses résolutions.
Dans la foulée, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé vouloir « renégocier » l’accord de 1968, jugé désormais « obsolète » par une partie de la classe politique et par la majorité des Français.