José Antonio Kast, figure de la droite chilienne depuis plusieurs décennies, se trouve désormais en position de force pour remporter l’élection présidentielle de dimanche. Après deux tentatives infructueuses, son discours centré sur la sécurité, la lutte contre la criminalité et une immigration plus strictement contrôlée semble avoir trouvé un écho dans une partie croissante de l’électorat.
Longtemps considéré comme un représentant de l’aile la plus conservatrice du pays, Kast a bâti sa campagne sur la promesse de rétablir l’ordre, alors que les Chiliens expriment une inquiétude grandissante face à la hausse de la violence. Cette stratégie lui a permis de dépasser sa rivale de gauche Jeannette Jara dans les sondages, lesquels le donnent largement vainqueur du scrutin.
Homme politique chevronné, ancien député et fondateur du Parti républicain, Kast a également su s’appuyer sur un appareil partisan structuré, consolidé au fil des dernières années. Son programme, qui prône un État plus ferme sur le plan sécuritaire et une réduction de l’intervention publique dans l’économie, séduit particulièrement les électeurs en quête de stabilité.
Une éventuelle victoire de Kast marquerait un tournant majeur pour le Chili, confirmant l’ancrage d’une droite plus dure dans le paysage politique du pays. Elle s’inscrirait aussi dans une tendance régionale, plusieurs nations d’Amérique latine voyant émerger ou se renforcer des forces politiques conservatrices portées par les préoccupations sécuritaires.