La Moldavie organisera le 28 septembre des élections législatives cruciales qui pourraient redéfinir son orientation géopolitique et son avenir européen. Situé entre la Roumanie et l’Ukraine, ce pays de 2,4 millions d’habitants est confronté à des accusations d’ingérence russe alors qu’il cherche à accélérer son processus d’adhésion à l’Union européenne d’ici 2030.
Le Parti de l’action et de la solidarité (PAS), actuellement au pouvoir et ouvertement pro-européen, espère conserver sa majorité au Parlement. Mais selon les sondages, il pourrait perdre son contrôle du corps législatif de 101 sièges. Le PAS serait alors contraint de former une coalition avec des partis plus petits franchissant le seuil électoral de 5 % pour les formations et de 7 % pour les blocs.
Face à lui, le Bloc patriotique, récemment formé par plusieurs partis d’opposition pro-russes, représente la principale menace. D’autres forces, comme Our Party (pro-russe) ou l’Alternative Bloc (nominalement pro-européen), pourraient également jouer un rôle d’appoint dans la formation du futur gouvernement.
Pour le PAS, l’enjeu principal est clair : ancrer la Moldavie dans le projet européen et renforcer sa capacité à résister aux tentatives de Moscou de maintenir son influence sur cette ex-république soviétique. Les opposants pro-russes, eux, plaident pour un rapprochement avec la Russie et critiquent l’agenda européen du gouvernement sortant, jugé éloigné des préoccupations sociales et économiques immédiates.
Ce scrutin s’annonce donc déterminant pour l’équilibre politique interne et pour la trajectoire internationale de la Moldavie, partagée entre l’intégration européenne et les pressions persistantes de la Russie.