Présidentielle 2027: Marine Tondelier juge Mélenchon hors jeu et pousse la primaire à gauche
Présidentielle 2027: Marine Tondelier juge Mélenchon hors jeu et pousse la primaire à gauche

Dimanche, Marine Tondelier a remis une pièce dans la machine à doutes de la gauche. Invitée du Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat, la secrétaire nationale des Écologistes a jugé « assez manifeste » que Jean-Luc Mélenchon ne pouvait pas gagner la présidentielle de 2027. En cause, selon elle, une difficulté persistante à élargir l’électorat au-delà du noyau fidèle de La France insoumise.

Au cœur de son message, une méthode: la primaire. Tondelier la défend comme une réponse à « une attente » des électeurs de gauche et comme une manière de tirer les leçons d’un constat qui revient comme une ritournelle, l’incapacité à atteindre le second tour impose de changer la façon de choisir un candidat. Le sujet divise dans les états-majors, certains y voyant une usine à gaz, d’autres une soupape démocratique.

La gauche face au piège de la dispersion

Chiffres à l’appui, la patronne des Écologistes a mis en avant une enquête Ipsos-BVA réalisée pour Le Monde et le Cevipof: 86 % des sympathisants de gauche hors LFI se diraient favorables à une primaire. Même dans l’électorat se réclamant de Jean-Luc Mélenchon, 73 % soutiendraient cette option, selon les données évoquées à l’antenne. Un signal, au minimum, que l’idée ne se limite pas aux appareils.

Reste l’autre angle, plus politique, presque cruel. Tondelier a mis en garde contre un scénario où la gauche s’éparpille, chacun partant avec son drapeau, laissant Mélenchon arriver premier… sans pour autant ouvrir la voie à une qualification, encore moins à une victoire. Sa formule a claqué comme un avertissement: « le roi du cimetière », celui qui domine un camp morcelé mais n’en tire aucun avenir national.

Derrière l’image, la bataille est déjà là: quel candidat, quelle légitimité, quel mode d’emploi pour 2027. Les écologistes plaident pour une sélection collective, quand d’autres redoutent surtout une primaire qui tourne au règlement de comptes ou à la foire aux ego. À deux ans du rendez-vous, la gauche sait au moins une chose, l’addition de candidatures fait rarement une dynamique et la suite dépendra de sa capacité à choisir sans se déchirer.

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