La Cour suprême roumaine valide l’élection présidentielle et rejette les accusations d’ingérence
La Cour suprême roumaine valide l’élection présidentielle et rejette les accusations d’ingérence

BUCAREST — La Cour suprême de Roumanie a rejeté jeudi une requête visant à annuler le second tour de l’élection présidentielle du 18 mai, remporté par le maire centriste indépendant de Bucarest, Nicușor Dan. Dans un communiqué, la haute juridiction a jugé la demande « infondée » et a voté son rejet à l’unanimité.

Cette contestation avait été déposée par le candidat d’extrême droite George Simion, arrivé en seconde position, qui accusait la France et la Moldavie d’avoir interféré dans le scrutin. Aucune preuve tangible n’a été présentée à l’appui de ces accusations, et des observateurs électoraux indépendants ont affirmé que l’élection s’était déroulée de manière libre et régulière.

La validation officielle des résultats par le tribunal est attendue ce jeudi en présence de Nicușor Dan, scellant ainsi sa victoire à la présidence de la République. Cette décision ouvre la voie à sa prise de fonction dans un contexte politique où les tensions entre les partis traditionnels et les mouvements populistes se sont récemment accentuées.

Le rejet de cette requête devrait permettre d’apaiser les incertitudes autour du processus électoral, alors que certains partisans de Simion avaient évoqué des manifestations en cas de non-prise en compte de leurs revendications. Pour l’heure, aucun rassemblement d’envergure n’a été signalé à Bucarest ou dans les grandes villes du pays.

Nicușor Dan, ancien mathématicien et militant civique, a bâti sa campagne sur une promesse de modernisation de l’administration publique et de lutte contre la corruption. Son profil indépendant et technocratique a su rassembler au-delà des clivages partisans traditionnels.

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