Un juge équatorien a ordonné mercredi la détention provisoire de deux hommes accusés d’avoir organisé l’assassinat en 2023 de Fernando Villavicencio, candidat à la présidentielle connu pour son engagement contre la corruption.
Dans le même jugement, l’ancien ministre équatorien impliqué dans l’affaire ainsi qu’un autre suspect, tous deux actuellement aux États-Unis, ont été contraints de se présenter régulièrement dans un consulat équatorien.
L’assassinat de Villavicencio, survenu en août 2023 à Quito lors d’un meeting électoral, avait choqué le pays et mis en lumière l’influence croissante des organisations criminelles dans la vie politique nationale. Le candidat, journaliste de formation, avait bâti sa campagne sur la dénonciation des réseaux de corruption et des liens entre les cartels et certaines élites politiques.
L’enquête avait déjà conduit à plusieurs arrestations, mais les autorités affirment désormais avoir identifié les présumés commanditaires du crime, ce qui pourrait marquer un tournant dans la procédure judiciaire.
Cette décision judiciaire intervient alors que l’Équateur reste confronté à une vague de violences liées au narcotrafic, qui mine la stabilité du pays et alimente un climat d’insécurité généralisée. L’affaire Villavicencio demeure un symbole des menaces pesant sur les institutions démocratiques face à la criminalité organisée.