Corée du Sud : une présidentielle pour tourner la page de la loi martiale
Corée du Sud : une présidentielle pour tourner la page de la loi martiale

Ce mardi 3 juin, les Sud-Coréens sont appelés aux urnes pour élire un nouveau président, à la suite de la destitution spectaculaire de Yoon Suk-yeol. L’ancien chef de l’État conservateur, discrédité après avoir tenté d’imposer la loi martiale en décembre dernier, a laissé le pays dans un chaos institutionnel inédit, précipitant ce scrutin anticipé. Les électeurs espèrent refermer cette page sombre d’un régime autoritaire qui a ravivé les souvenirs douloureux des dictatures passées.

Un favori de gauche contre une droite en crise

Le favori est Lee Jae-myung, chef de file du Parti démocrate et ancien rival malheureux de Yoon en 2022. Auréolé d’un statut de héros pour avoir résisté à la tentative de coup de force, il mène une campagne électrisée, protégé par un gilet pare-balles face aux menaces. Crédité de près de 50 % des intentions de vote, il incarne le retour à la démocratie et séduit largement les modérés, tandis que son adversaire conservateur Kim Moon-soo peine à convaincre, faute d’une rupture nette avec l’administration précédente. Le scrutin, à un seul tour, livrera son verdict dès ce soir, et le nouveau président prendra ses fonctions dès mercredi. Un tournant historique pour un pays fracturé, qui cherche un nouveau souffle.

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