Christine Lagarde a assuré que son « scénario de référence » restait d’achever son mandat à la présidence de la Banque centrale européenne, malgré des spéculations sur un éventuel départ anticipé. Dans un entretien publié le 19 février par le Wall Street Journal, elle a indiqué vouloir consolider les réformes engagées avant la fin de son mandat, prévue en octobre 2027.
Ces déclarations interviennent après un article du Financial Times évoquant la possibilité d’un départ avant l’échéance. Un porte-parole de la BCE avait affirmé que la présidente était pleinement concentrée sur sa mission, sans préciser si un départ anticipé était exclu.
Enjeu politique et perspectives futures
Un départ avant 2027 permettrait au président français Emmanuel Macron d’influer sur la désignation de son successeur à la tête de l’institution, un poste officiellement attribué par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne. En 2019, la nomination de Christine Lagarde s’inscrivait déjà dans un compromis plus large entre grandes capitales européennes.
En juin 2025, l’ancienne directrice générale du FMI avait déjà démenti des rumeurs la donnant partante pour diriger le Forum économique mondial. Elle a toutefois indiqué que cette organisation figurait parmi les options qu’elle pourrait envisager une fois son mandat achevé.