Coline Berry réitère ses accusations d’inceste contre Richard Berry: "La justice m’a dit que c’était trop tard…"
Coline Berry réitère ses accusations d’inceste contre Richard Berry: "La justice m’a dit que c’était trop tard…"

Coline Berry a été entendue à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une commission d’enquête consacrée au traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales. La psychothérapeute et fille de l’acteur Richard Berry y a de nouveau accusé son père de viols et d’agressions sexuelles lorsqu’elle était enfant. Richard Berry a toujours contesté ces accusations. Devant les députés, Coline Berry a livré un récit très dur. Elle a notamment parlé de “viols répétés presque chaque week-end”. Elle a expliqué que les faits qu’elle dénonce auraient eu lieu lorsqu’elle était mineure, dans les années 1984-1985.

“La justice m’a dit que c’était trop tard”

L’un des points centraux de son intervention concerne la prescription. L’enquête visant Richard Berry a été classée sans suite en 2022, non pas après un procès, mais parce que les faits dénoncés étaient considérés comme prescrits. Coline Berry a dénoncé cette situation par une formule forte : “La justice m’a dit que c’était trop tard… Mais trop tard pour qui ?” Elle a aussi résumé le silence qui entourait, selon elle, les violences familiales par cette phrase : “On ne parlait pas. On ne nommait pas. On ne dénonçait pas la figure paternelle.”

Une affaire classée sans suite, mais toujours contestée

Coline Berry avait porté plainte en janvier 2021 contre son père pour viols, agressions sexuelles sur mineure de moins de 15 ans par ascendant et corruption de mineure. Les accusations concernent des faits présumés datant des années 1980. En août 2022, le parquet de Paris a classé l’enquête sans suite pour cause de prescription. Ce classement signifie que la justice n’a pas pu poursuivre en raison du délai légal. De son côté, Richard Berry nie les accusations. Son avocat a affirmé que l’innocence de l’acteur était, selon lui, “totalement incontestable”.

Coline Berry demande des changements dans la loi

Lors de son audition, Coline Berry a demandé aux députés d’agir contre ce qu’elle considère comme une impunité liée à la prescription. Elle s’est dite favorable à l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs et a appelé à des changements dans les procédures judiciaires. Elle a notamment lancé : “Je vous demande des actes, des lois, des changements.” Elle a également expliqué que, lorsqu’elle était enfant, elle avait tenté de se protéger seule. Selon son témoignage, elle aurait cessé de manger pendant certaines périodes pour ne plus être ramenée chez son père, parlant d’une “stratégie de survie”.

Au-delà de son histoire personnelle, Coline Berry a voulu alerter sur la difficulté pour les victimes d’inceste de parler rapidement. Selon elle, le temps judiciaire ne correspond pas toujours au temps nécessaire aux victimes pour comprendre, nommer les faits et porter plainte. Son témoignage relance un vieux débat : faut-il modifier les règles de prescription pour les crimes sexuels commis sur mineurs ? Pour Coline Berry, la réponse est claire : la justice doit mieux prendre en compte le temps des victimes et ne plus leur répondre qu’il est “trop tard”.

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