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Depuis plusieurs années, James Cameron a choisi de s’installer en Nouvelle-Zélande, où il travaille sur les suites d’Avatar. Un choix qui lui semble aujourd’hui encore plus pertinent à la lumière du retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis. Dans une interview accordée au podcast néo-zélandais Stuff, le réalisateur a confié son inquiétude face à ce qu’il perçoit comme un affaiblissement des valeurs américaines. Il explique ne jamais avoir ressenti le besoin de demander la nationalité américaine malgré des décennies passées en Californie, et il se dit soulagé d’avoir amorcé les démarches pour obtenir la citoyenneté néo-zélandaise.

Pour Cameron, les décisions politiques de Trump, notamment sa croisade contre les initiatives de diversité et d’inclusion à Hollywood, posent un véritable problème. Il observe avec regret que de nombreux studios et plateformes de streaming s’alignent progressivement sur ces nouvelles directives, ce qui pourrait affecter la créativité et l’évolution du cinéma. S’il reconnaît que la Nouvelle-Zélande ne le met pas totalement à l’abri des répercussions des choix politiques américains à l’échelle mondiale, il apprécie de pouvoir poursuivre son travail dans un environnement plus stable et éloigné des tensions qui secouent l’industrie du divertissement aux États-Unis.

Le réalisateur trouve également un certain apaisement dans la manière dont les médias néo-zélandais traitent l’actualité politique américaine. Contrairement aux États-Unis où Trump occupe une place prépondérante dans l’espace médiatique, en Nouvelle-Zélande, son visage apparaît en pages intérieures des journaux, détail qui amuse particulièrement Cameron. Cette distance avec le tumulte de la politique américaine lui permet de se concentrer pleinement sur ses projets cinématographiques, tout en profitant de la sérénité de son pays d’adoption.

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