La phase finale de la Coupe du monde continue. Vainqueure du Maroc (2-0) jeudi soir, l’équipe de France est devenue la première nation qualifiée pour les demi-finales. Ce vendredi, l’Espagne et la Belgique se disputent le deuxième billet pour le dernier carré. La rencontre débute à 21h au Los Angeles Stadium. Le vainqueur retrouvera les Bleus le 14 juillet pour une affiche qui promet déjà beaucoup.
Cette confrontation oppose deux sélections aux profils très différents. D’un côté, une Espagne qui fait figure de référence depuis le début du tournoi. De l’autre, une Belgique qui a progressivement élevé son niveau et qui compte sur son expérience pour renverser l’un des favoris au titre.
L’Espagne n’a toujours pas encaissé de but
La Roja impressionne par sa régularité. Depuis le début de la compétition, elle n’a toujours pas encaissé le moindre but. En huitième de finale, les hommes de Luis de la Fuente ont éliminé le Portugal grâce à un but de Mikel Merino dans le temps additionnel (1-0), au terme d’un match largement dominé dans le jeu. Cette solidité n’est pas le fruit du hasard. L’Espagne reste sur une série de 35 matchs sans défaite et affiche un collectif parfaitement huilé. Luis de la Fuente connaît une grande partie de son effectif depuis les équipes de jeunes, ce qui se ressent dans les automatismes, la maîtrise technique et la qualité du pressing. Peu d’équipes récupèrent le ballon aussi rapidement après sa perte. Autre atout, la profondeur de banc. Plusieurs remplaçants ont déjà fait basculer des rencontres, à commencer par Mikel Merino, auteur du but décisif contre le Portugal seulement quelques minutes après son entrée en jeu. Cette capacité à faire la différence quel que soit le joueur sur le terrain constitue l’une des grandes forces espagnoles.
Lamine Yamal, le joueur que toute la Belgique surveillera
À seulement 18 ans, Lamine Yamal reste l’une des attractions de cette Coupe du monde. S’il ne compte qu’un but dans le tournoi, son influence dépasse largement les statistiques. Ses accélérations, sa qualité dans les un contre un et sa capacité à déséquilibrer une défense obligent les adversaires à constamment adapter leur organisation. Luis de la Fuente a salué son évolution au fil de la compétition, mettant également en avant son implication défensive face au Portugal. L’ailier du FC Barcelone forme avec Nico Williams l’un des couloirs les plus rapides et les plus imprévisibles du Mondial. Autour de lui, Pedri, Fabián Ruiz et Martín Zubimendi assurent la maîtrise du milieu de terrain, tandis que Mikel Oyarzabal, déjà auteur de quatre buts, représente la principale arme de finition.
Une Belgique qui monte en puissance
Le parcours belge a été moins linéaire. Les Diables Rouges ont connu un premier tour parfois irrégulier avant de trouver leur rythme au fil de la compétition. Leur démonstration face aux États-Unis en huitième de finale (4-1) a confirmé leur montée en puissance et leur potentiel offensif. Rudi Garcia s’appuie sur un groupe expérimenté. Thibaut Courtois demeure une référence mondiale dans les buts. Kevin De Bruyne continue d’orchestrer le jeu, tandis que Romelu Lukaku reste le point d’appui offensif capable de faire basculer un match sur une seule occasion. La Belgique devra néanmoins composer sans Amadou Onana, absent pour ce quart de finale. Une perte importante dans l’entrejeu, où son impact physique est habituellement précieux pour couper les transitions adverses.
Le défi belge : résister à la possession espagnole
La principale interrogation concerne la capacité des Diables Rouges à supporter la pression imposée par l’Espagne. La Roja monopolise souvent le ballon pendant de longues séquences et étouffe progressivement ses adversaires grâce à son pressing et à la qualité de ses circuits de passes. La Belgique cherchera probablement à exploiter les espaces en contre-attaque. Courtois estime d’ailleurs que son équipe progresse à chaque rencontre et possède les qualités nécessaires pour surprendre les champions d’Europe, à condition d’être efficace dans les deux surfaces.
Une affiche qui peut marquer un tournant du Mondial
Sur le papier, l’Espagne part avec un léger avantage grâce à sa maîtrise collective, son équilibre entre les lignes et sa régularité depuis le début du tournoi. La Belgique possède toutefois suffisamment d’expérience et de talent pour renverser le scénario si Courtois, De Bruyne ou Lukaku réalisent une grande prestation. Qui rejoindra la France ? Reponse ce soir !