Alors que les obsèques de Brigitte Bardot se préparent à Saint‑Tropez, un témoignage inattendu livre une facette méconnue de la vie personnelle de la comédienne. Dans une interview, Philippe Gassot, ancien correspondant à Washington pour France 2 et journaliste à RTL dans les années 1970, dévoile une relation amoureuse qu’il dit avoir partagée avec Brigitte Bardot au milieu des années 1970.
Selon lui, ils se seraient rencontrés en 1974 lors d’une soirée, au moment où l’actrice avait déjà quitté le cinéma mais demeurait très présente sur les plateaux de télévision et de radio pour promouvoir sa fondation. Bardot, alors âgée de 40 ans, aurait pris l’initiative de le recontacter après leur premier échange. « Elle a sans doute eu mon numéro par une connaissance commune », confie Gassot.
Le journaliste décrit une personnalité déterminée et autonome. « Avec Bardot, tu n’es rien. Elle te choisit ou ne te choisit pas. Tout le monde vous le dira. C’est toujours elle qui m’appelait. Il n’y avait pas de portables, évidemment. À RTL, tout le monde savait qu’on vivait quelque chose », se remémore‑t‑il, soulignant la capacité de Bardot à retenir de nombreux numéros de téléphone, une anecdote qui, dit‑il, illustre sa mémoire impressionnante et sa détermination dans ses choix relationnels.
Un grave accident, puis la rupture
Un an après leur rencontre, Philippe Gassot a été victime d’un grave accident de la route en Bretagne, un événement qui, selon lui, a révélé l’attachement de Brigitte Bardot. L’ex-journaliste raconte que l’actrice s’est rendue à son chevet sans accompagnement, prenant soin de lui écrire des lettres quotidiennes lors de son hospitalisation dans le Finistère. « Quand je me suis réveillé, j’étais très esquinté, avec les hanches en morceaux. Elle me tenait la main », confie‑t‑il.
La relation aurait toutefois pris fin au cours de sa convalescence. Philippe Gassot évoque une invitation à rejoindre Bardot à Courchevel, où elle séjournait avec son entourage, qu’il a refusée en raison de son incapacité à se déplacer avec des béquilles. « Elle m’a laissé une chance, au fond. J’ai dit non. Avec mes béquilles, je n’avais pas envie de faire le comique troupier sur la neige », relate‑t‑il. Il ajoute avoir appris plus tard qu’elle avait rencontré quelqu’un d’autre sur place, une découverte qu’il qualifie de « sacrée claque ». « Elle était entière dans ses désirs, et entière dans ses refus », conclut‑il.
Ce récit, dévoilé à la veille des obsèques, s’ajoute aux nombreuses facettes de la vie de Brigitte Bardot, déjà largement commentées dans la presse pour son impact culturel, son engagement pour la protection animale et, plus récemment, pour certaines de ses positions politiques controversées qui ont alimenté les débats publics après sa disparition.