Après avoir incarné Freddie Mercury et un hackeur tourmenté dans Mr. Robot, Rami Malek devient un cryptographe de la CIA propulsé agent de terrain dans The Amateur, en salles depuis le 9 avril. Réalisé par James Hawes, déjà aux commandes de Slow Horses, ce thriller contemporain adapte librement le roman de Robert Littell et offre à l’acteur un rôle complexe, entre vengeance personnelle et réflexion sur la violence.
Un amateur face aux machines de guerre du renseignement
Charlie Heller, son personnage, code pour l’agence les systèmes les plus sensibles. Mais après la mort brutale de sa femme dans une attaque à Londres, il décide de passer à l’action. En possession de documents compromettants, il contraint sa hiérarchie à l’envoyer en formation d’agent sous l’égide du colonel Henderson (Laurence Fishburne). Peu entraîné, incapable de tuer de sang-froid, Charlie incarne un antihéros vulnérable, à rebours des standards du genre. De Paris à Istanbul, en passant par Madrid et la mer Baltique, il remonte la piste de ses cibles, tout en échappant à la CIA qui veut l’arrêter.
Entre vengeance intime et paranoïa géopolitique
Doté d’un QI hors norme, il détourne la technologie pour masquer ses traces et fabrique ses propres armes, avec l’aide d’un hackeur complice. Mais The Amateur ne se limite pas à ses scènes spectaculaires – dont une impressionnante explosion de piscine suspendue à Londres – : le film met en tension la solitude d’un homme en deuil, les limites de la justice personnelle, et les dérives de la surveillance numérique. Inspiré des thrillers paranoïaques des années 1970, le film prend le contre-pied de James Bond tout en jouant avec ses codes. Pour James Hawes, interrogé par Le Figaro, il s’agissait de « garder un héros ordinaire, pas un super-espion ». Pari tenu.