Une cour d’appel fédérale américaine a rejeté la plainte pour violation du droit d’auteur visant le film Top Gun : Maverick, confirmant ainsi une décision de première instance favorable aux studios. La juridiction a estimé que le long-métrage ne reprenait pas d’éléments protégés de manière suffisamment substantielle pour constituer une contrefaçon.
L’affaire avait été portée par les ayants droit d’un article de magazine ayant inspiré le film original Top Gun, qui soutenaient que la suite sortie en 2022 exploitait indûment des idées et des scènes issues de leur œuvre. Les juges ont toutefois rappelé que les idées générales, thèmes et concepts — tels que l’entraînement de pilotes de chasse d’élite ou la vie sur une base aéronavale — ne sont pas protégés par le droit d’auteur, seule l’expression originale pouvant l’être.
Selon la cour, les similitudes invoquées relevaient d’éléments non protégeables ou de scènes attendues dans un film de ce genre, et les différences entre les œuvres l’emportaient largement. Les magistrats ont également souligné que Paramount Pictures n’avait pas accès de manière probante au texte invoqué lors de la conception du scénario de la suite, affaiblissant encore l’argumentation des plaignants.
Ce jugement met un terme à un contentieux très suivi à Hollywood, où les suites et reboots font régulièrement l’objet de litiges. Le film, porté par Tom Cruise, a été l’un des plus grands succès mondiaux de 2022, renforçant l’enjeu financier et symbolique de la procédure.